Histoire suite

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Au tout début du XIIIe siècle, les cathares recueillent depuis un demi-siècle un succès croissant dans le Midi toulousain en raison de leur doctrine simple et exigeante. Guillaume de Paulin (seigneur de Paulinet) prendra parti pour ceux que l’on appelle les Parfaits. Mais suite à la croisade des Albigeois, ses biens lui seront confisqués en 1225, et Alban verra s’installer sur son territoire les Hospitaliers (futurs chevaliers de Malte).
Au XIVe siècle pendant la guerre de 100 ans, la proximité d’Alban avec la Guyenne anglaise dont la limite est le Viaur, en fait une terre de pillage pour les routiers de tous bords. Les Anglais occuperont les villages de Miolles, St Jean de Jeanne, Curvalle, etc… Il y a une famine endémique en permanence.
Le XVe siècle voit la reprise des activités minières avec l’exploitation du minerai de fer. Mais les querelles entre seigneurs locaux, mèneront Alban à la révolte en 1484 : la ville est pillée et l’église en flammes.
Les XVI et XVIIes siècles, sont ceux de la tourmente et des guerres de religions. Pris et repris une quinzaine de fois par les catholiques et les protestants, le village est aux mains de ces derniers lors de l’Edith de Nantes en 1598. Les protestants abandonnent Alban, ruiné. Mais cet Edit n’arrête que très temporairement les hostilités. Les guerres de religion et la peste qui fait son apparition en 1628 seront fatales à Alban. A la fin du XVIIe siècle, la montagne est ruinée.
Comme ailleurs, le XVIIIe siècle profite de la paix. L’artisanat, signe de progrès est florissant. Il y a des forgerons, de nombreux moulins, des tisserands, des tailleurs d’habits, etc… Les métiers sont organisés selon les lois de la corporation. Les écoles se développent.
La révolution française va apporter son lots de changements : la Constituante fait d’Alban un chef-lieu de canton, et la constitution civile du clergé va semer le trouble. La région d’Alban sera alors qualifiée de « petite Vendée ». En 1799, Alban est mis en « état de siège ».
Le XXe une petit train reliera Albi à Alban. Il y aura un double service d’autobus Toulouse – Millau. Le commerce est florissant. La guerre de 14-18 va endeuiller plus de quarante familles. L’église d’Alban, en nef unique de style Languedocien, est construite en 1956 et va être parée pas Nicolas Greschny de fresques byzantines (sans doutes son chef-d’œuvre). En 1953, la mine souterraine d’extraction de spath Fluor du Burg est ouverte. D’autres suivront, s’inscrivant dans l’histoire minière du territoire (des romains à nos jours). Ces activités ont cessées en 2006.

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